20-25 août 2019 J-32

Le festival

Jury 2019

Jacqueline BISSET

Présidente du jury

Photo Jacqueline Bisset

Jacqueline Bisset est l’une des plus grandes actrices européennes du cinéma américain. Comédienne de légende, elle a tourné avec les cinéastes les plus prestigieux et joué aux côtés des acteurs les plus mythiques.

Fille d’un médecin écossais et d’une mère avocate d’origine française, elle débute le mannequinat à l’âge de seize ans. Ses amis l’encouragent à tenter sa chance au cinéma et son joli visage lui permet d’obtenir un petit rôle dans Le Knack… et comment l’avoir en 1964, le film phare du Swinging London. Repérée par la Fox dans Voyage à deux de Stanley Donen (1967), Jacqueline Bisset tourne alors avec les monstres sacrés d’Hollywood : Frank Sinatra dans Le Détective (1968), Steve McQueen dans Bullitt (1968), Paul Newman dans Juge et Hors-la-loi (1972).

En 1973, pour son plus grand bonheur, François Truffaut lui propose un rôle dans La Nuit américaine. Il s’agit là de sa deuxième expérience en français, pour laquelle elle incarne une star anglaise de retour après une sévère dépression. Jacqueline Bisset poursuit son ascension française avec Le Magnifique de Philippe de Broca (1973). Elle est à l’apogée de la séduction dans ce double rôle ambigu. Après une série de blockbusters, dont Les Grands Fonds de Peter Yates (1977), Jacqueline Bisset se tourne vers la coproduction avec Riches et célèbres de Georges Cukor (1981). Elle interprète également le rôle principal du film et compose là ce qui reste sa meilleure performance d’actrice. Elle excelle aussi sous la direction de John Huston dans Au-dessous du volcan avec Albert Finney (1984). La comédienne reste encore et toujours une icône du cinéma international. Ses yeux de chat, sa silhouette de tanagra, son visage naturel intéressent beaucoup le jeune cinéma indépendant. Elle a ainsi tourné cinq films en 2018 dont Here and Now de Fabien Constant dans lequel elle incarne la mère de Sarah Jessica Parker.

C’est avec une immense fierté que le festival l’accueille cette année comme Présidente du jury.


Hugo Becker

Acteur

Photo Hugo Becker

« Être acteur, c’est un truc d’enfant, avoir plusieurs vies, se déguiser ».

À 32 ans, Hugo Becker a déjà connu de nombreuses vies de fiction. De l’enfance, il garde une passion pour les dessins animés de Walt Disney et un goût irrésistible pour la comédie. Si ses parents n’encouragent pas son inclination pour le théâtre, le jeune homme réussit pourtant en cachette le concours du Conservatoire d’Art Dramatique de Lille. Il poursuit son apprentissage au Cours Florent et à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres.

En 2010, il participe à l’opération Talents Adami Cannes, qui lance sa carrière et lui attire l’attention d’un agent américain. Hugo Becker part alors aux États-Unis pour incarner le prince Louis Grimaldi de la série Gossip Girl (2010-2012), puis le prince -charmant cette fois- de Damsels in distress de Whit Stillman (2012), aux côtés de Greta Gerwig et Adam Brody. C’est son rôle de commis de cuisine dans la série Chefs (2014-2016) qui le révèle au public français. Il interprète ensuite un espion dans Au Service de la France (2015-2017), un jeune loup de la politique dans Baron noir (2016-2018) et le créateur d’une application de rencontres futuriste dans Osmosis (2019).

Le comédien ne délaisse pas non plus ses premières amours et monte fréquemment sur les planches, jouant La Nuit juste avant les forêts de Koltès mis en scène par Paul-Émile Fourny (2016) et Le Cas Eduard Einstein de Laurent Seksik mis en scène par Stéphanie Fagadau (2019). Il s’adonne aussi à la mise en scène, réalisant deux courts métrages et des clips pour Marina Kaye et Damien Saez. Cet hiver, Hugo Becker était à l’affiche de Paradise beach de Xavier Durringer et de Jusqu’ici tout va bien de Mohamed Hamidi.


Maripier Morin

Actrice

Photo Maripier Morin

De la télé-réalité québécoise aux grands écrans des salles obscures, Maripier Morin assume sans fard son étonnant parcours.

Enfant, elle rêve de devenir l’une des égéries de la petite lucarne. Pour atteindre ses ambitions, elle réfute la voie des études et préfère se lancer à corps perdu dans l’aventure télévisuelle. C’est en participant à la télé-réalité Occupation double qu’elle se fait connaître du public en 2006. Sa forte personnalité fait sensation et elle décroche bientôt plusieurs postes de chroniqueuse sur la chaîne TVA dans les émissions Sucré salé et Salut Bonjour Week-end. Maripier Morin devient alors l’un des visages emblématiques de la chaîne V, qui lui confie sa première émission comme présentatrice : Ménage à trois.

En 2016, la jeune femme prend les commandes de son propre talk-show sur la chaîne Z, Maripier !. Véritable star au Québec, elle signe une apparition dans le clip I Don’t Wanna Go to Bed de Simple Plan. L’animatrice revendique sa popularité sur les réseaux sociaux où elle est suivie par des centaines de milliers de personnes.

Le cinéaste Denys Arcand est ainsi séduit par sa fraîcheur et lui propose d’incarner le rôle d’Aspasie, le personnage féminin principal de son film La Chute de l’Empire américain (2018). Elle se voit également offrir un rôle dans une série phare qui sera diffusée en septembre 2019 au Québec, La Faille. Elle apparaît fréquemment comme invitée dans les séries télévisées, notamment dans Les Invisibles, version canadienne de Dix Pour Cent.


Mehdi NEBBOU

Acteur

Photo Mehdi Nebbou

Mehdi Nebbou est un acteur français à la carrière internationale florissante. Né d’une mère d’origine allemande et d’un père algérien, il débute l’âge adulte par une vie de bohême, travaillant en Allemagne et en Italie comme barman, mannequin, menuisier et animateur de village vacances. En 1994, il entre à l’Académie allemande du film et de la télévision de Berlin pour y apprendre le métier de réalisateur.

Il se destine à la mise en scène lorsqu’un ami lui offre le rôle principal de son film, lançant ainsi sa carrière de comédien. Ce sera My Sweet Home de Filippos Tsitos (2001), couronné d’un succès d’estime au festival de Berlin. Il interprète ensuite des petits rôles au cinéma jusqu’à sa performance remarquée dans Schäfler de Benjamin Heisenberg (2005). Sélectionné au festival de Cannes dans la section Un Certain Regard, le film est encensé par la critique et ouvre au comédien les portes du cinéma international. Il est ainsi le cerveau de Septembre noir dans Munich de Steven Spielberg (2005), un agent d’Al-Qaïda dans Mensonges d’État de Ridley Scott (2008) et un homme de religion dans Fay Grim de Hal Hartley (2006).

C’est Frédéric Schoendoerffer qui lui offre le premier un rôle d’envergure dans le cinéma français avec Truands (2007). Dès lors, Mehdi Nebbou enchaîne les tournages, apparaissant dans Secret défense de Philippe Haïm (2008), Mince alors ! de Charlotte de Turckheim (2012), Joséphine d’Agnès Obadia (2013), ou encore Duelles d’Olivier Masset-Depasse (2018), présenté cet été à Angoulême. Il s’affirme également comme un comédien de séries emblématiques, jouant dans Engrenages (2008), Le Bureau des Légendes (2015) ou encore Homeland (2015). S’il est aujourd’hui un acteur comblé, Mehdi Nebbou rêve d’incarner un jour un travesti pour Pedro Almodovar, un simple d’esprit pour Wes Anderson ou la tasse de thé d’un film de David Lynch...


Françoise Nyssen

Editrice

Ministre de la Culture sous Emmanuel Macron de mai 2017 à octobre 2018

Photo Françoise Nyssen

« Je suis née belge, la France m’a accueillie et m’a permis d’agir ».

De la Belgique au Ministère français de la Culture, le parcours de Françoise Nyssen se distingue par sa singularité. Enfant, elle fréquente le lycée français de Bruxelles avant de s’orienter vers des études de chimie. Elle renonce finalement au doctorat de biochimie pour un diplôme d’urbaniste et intègre la direction de l’architecture du Ministère français de l’Environnement et du Cadre de vie.

En 1980, Françoise Nyssen change de voie et rejoint le monde de l’édition en devenant associée d’Actes Sud, maison créée par son père, H.N., dont elle devient l’un des co-fondateurs. Sous sa direction, l’entreprise arlésienne devient l’un des fleurons de l’édition française. Actes Sud s’illustre ainsi par les succès publics de ses découvertes à l’instar de la série Millénium, mais aussi par la reconnaissance critique de ses auteurs dont cinq ont obtenu le Goncourt et plusieurs le prix Nobel de littérature.

Femme de lettres, elle se passionne également pour le cinéma et a présidé la Commission de soutien au scénario de long métrage du Centre National de la Cinématographie et de l’Image Animée. À la suite de l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République en mai 2017, Françoise Nyssen est nommée Ministre de la Culture. Elle retrouve ses fonctions d’éditrice au sein d’Actes Sud après le remaniement ministériel d’octobre 2018. Inspirée par cette expérience, Françoise Nyssen publie cette année son premier ouvrage, Plaisir et nécessité (Stock), un essai dans lequel elle relate ces quelques mois passés au sein du gouvernement.


Louis-Julien Petit

Réalisateur

Photo Louis-Julien Petit

© Naïs Bessaih

Dès l’enfance, Louis-Julien Petit se passionne pour le cinéma. Il débute comme assistant réalisateur et travaille sur une trentaine de films français et internationaux, dont ceux de Xavier Giannoli, Étienne Chatiliez ou encore Dany Boon. En 2013, Louis-Julien tourne entre Montréal et Paris, avec son appareil photo pour caméra, une première histoire de cinéma très personnelle, Anna et Otto.

En 2015, il réalise son deuxième long métrage, Discount, véritable comédie sociale à la Ken Loach. Il y raconte la lutte des employés d’un supermarché pour garder leurs emplois menacés par l’installation de caisses automatiques. Présenté en compétition au festival d’Angoulême, le film remporte un accueil triomphal et se trouve couronné du Valois du public.

L’année suivante, Louis-Julien Petit tourne pour Arte le film Carole Matthieu, d’après le roman noir Les Visages écrasés de Marin Ledun (2011). Vibrant d’une intensité rare, Isabelle Adjani y incarne un médecin du travail qui vient en aide aux salariés d’un centre d’appel dont les conditions de travail sont impitoyables.

Pour son quatrième long métrage, Louis-Julien Petit signe une adaptation du livre Sur la route des invisibles de Claire Lajeunie (2015). Les Invisibles retrace ainsi le quotidien d’un centre d’accueil de jour aidant à la réinsertion des femmes SDF. Il suit le combat journalier des travailleuses sociales contre les rouages de l’administration et réfute avec finesse les idées reçues sur la précarité féminine. C’est l’histoire d’une résistance citoyenne menée par des femmes qui choisissent d’ignorer les injonctions bureaucratiques pour aider les autres à s’en sortir. Les Invisibles a été présenté en avant-première lors du festival d’Angoulême 2018 et a rassemblé plus d’un million de spectateurs en salles. Louis-Julien Petit travaille actuellement à l’écriture de son cinquième film.


Laurent Weil

Journaliste

Photo Laurent Weil

© Stéphane Grangier

Laurent Weil est l’une des figures emblématiques de la chaîne Canal+. C’est lui que vous voyez chaque année sur le tapis rouge du festival de Cannes pour accueillir les stars du 7ème art. Il peut ainsi s’enorgueillir d’avoir interrogé les plus grands comme Robert de Niro, Samuel L. Jackson, Pedro Almodovar, George Clooney ou encore Kate Winslet. Au pied du tapis rouge, il cherche à capter l’humeur des stars et plonge le public au plus près de l’effervescence du festival.

S’il s’affirme aujourd’hui comme une autorité incontestable en matière de films, c’est comme chroniqueur sportif que Laurent Weil a fait ses premiers pas de journaliste. La radio Hit FM lui propose ensuite de devenir chroniqueur cinéma et le jeune homme saisit l’opportunité de concilier ses deux passions. En 1987, Laurent Weil fait ses débuts à la télévision en présentant l’émission hebdomadaire Ciné 6 dédiée à l’actualité du cinéma.

Après la radio et la télévision, le journaliste se tourne vers la presse écrite et participe à la création du magazine Ciné Live, dont il assure les fonctions de rédacteur en chef entre 1997 et 2003. En 2000, Laurent Weil retourne à la télévision en devenant directeur adjoint des programmes du groupe Canal. Il revient ensuite en pleine lumière en intégrant l’équipe des chroniqueurs du Grand Journal et en présentant le magazine La Semaine du cinéma.

Chaque hiver, c’est lui qui présente la retransmission de la cérémonie des Oscars en direct de Los Angeles, interviewant les invités à leur arrivée puis commentant les prix décernés tout au long de la nuit. Tous les samedis de l’année, Laurent Weil anime également l’émission Rencontres de cinéma, dans laquelle il interviewe le réalisateur et les acteurs d’un film à l’affiche.

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